11ème Festival International du Film d’Archéologie de Nyon du 26 au 30 mars 2019

1999-2019

Le Festival International du Film d’Archéologie de Nyon fête ses 20 ans.

Exceptionnellement cette édition du FIFAN a eu lieu à la salle communale de Nyon

Palmarès 2019

Programme 2019

Pour fêter cet anniversaire,  le FIFAN s’est intéressé à l’histoire du film d’archéologie. La création de la télévision a donné un nouveau souffle à la production de ce type de documentaire. Pionnière en Europe, la Télévision Suisse Romande (RTS actuelle) a entraîné avec elle d’autres chaînes nationales, entre autres celles de France ou de Belgique. La soirée inaugurale du Festival a présenté une production récente de la RTS, Archéologie en Suisse, à la recherche de l’amour, qui a été suivie par une présentation de Pierre Barde, producteur historique de la série L’homme à la recherche de son passé. Il a parlé de l’âge d’or du documentaire d’archéologie à la RTS pendant les années 1960 et 1970. La projection du film Les Mayas, tourné en 1963, a terminé cette soirée.

D’autres productions suisses ont été présentées tout au long de la semaine ; la séance de jeudi soir y a été entièrement consacrée, notamment  avec un film comme Tauredunum, un Tsunami sur le Léman. Samedi a été présenté Le geste et la matière, un film sur l’archéocéramiste suisse Pierre-Alain Capt, en sa présence.

Lors du festival, le voyage dans le temps peut se doubler d’un voyage aux quatre coins du globe. Si les grandes civilisations précolombiennes, égyptiennes ou mésopotamiennes ont été à l’honneur au long de la semaine, le programme a fait place aussi à des lieux moins connus pour leur histoire avec, par exemple, des films consacrés à la découverte du Groenland et sa colonisation par les Vikings, ou aux vestiges laissés par les premières tribus qui sillonnèrent le désert du Sultanat d’Oman voici cinq millénaires.

La session de mercredi soir a été dédiée au rapport entre l’Égypte et la tradition biblique, avec deux films sur les 10 plaies d’Egypte et une présentation de l’égyptologue Pierre Meyrat.

La journée entière de vendredi a été consacrée à la préhistoire. L’homme de Néandertal et sa problématique en a occupé l’essentiel. Quelle fut sa vie, comment a-t-il cohabité avec l’homme moderne et pourquoi a-t-il disparu ? Telles sont les questions qui ont été abordées dans les films au programme de cette journée. Quant à l’actualité archéologique, elle a été à l’honneur avec la présentation, en avant-première, du film Le mystère de la grotte de Bruniquel. Ce documentaire présente les recherches récentes qui ont permis la datation d’une structure réalisée par l’homme dans une grotte il y a 175’000 ans: il s’agirait donc de la plus ancienne construction humaine connue à ce jour.

Le samedi, une séance de midi spéciale a présenté Le papyrus oublié de la grande pyramide, un film qui dévoile le déchiffrement d’un papyrus écrit par l’un des constructeurs de la pyramide de Khéops. Le texte décrit les travaux de construction de l’une des sept merveilles du monde.

L’après-midi a été consacré à la période gauloise et romaine tandis que le festival s’est terminé en soirée par la cérémonie de remise des prix et la projection d’un choix de films primés.

Die nächste Ausgabe des Festivals findet vom 26. bis 30. März 2019 statt!

10ème édition du Festival International du Film d’Archéologie de Nyon

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Fondé en 1999, le Festival International du Film d’Archéologie de Nyon a fêter sa dixième édition. Au cours des festivals précédents, nous avons pu observer l’évolution du film d’archéologie et l’apparition de nouvelles technologies cinématographiques adaptées au film documentaire comme les images de synthèse, la réalité virtuelle, ou la docu-fiction.

En 2017, une nouvelle technique, régulièrement utilisée au cinéma, vient se frotter au film d’archéologie. En effet, lors de la soirée d’ouverture, c’est en version 3D qu’a été projeté le film sur la capitale helvète «Aventicum D-Couverte». Deux autres films romands ont complété le programme de cette soirée entièrement consacrée à l’archéologie régionale : « La Bâtie Rouelbeau », qui a présenté les résultats de dix ans de fouilles du château Rouelbeau à Meinier (Genève) et les films réalisés pour l’Archéolab des Musées de Pully.

Tout au long de la semaine, le festival nous a fait voyager dans le monde avec des films couvrant l’histoire de tous les continents, Australie, Chine, Amérique du nord et du sud, Afrique et bien sûr l’Europe.

Un accent particulier a été mis sur la période précolombienne avec la séance du jeudi soir : Christophe Delaere, de l’Université Libre de Bruxelles, a présenté ses recherches sous-marines effectuées en Bolivie dans le lac Titicaca.

Cette dixième édition a aussi été l’occasion de réfléchir à l’histoire de l’archéologie et à la manière dont les connaissances ont évolué. Vendredi soir, le film « La naissance de la préhistoire » nous a fait revivre les balbutiements de cette discipline, son développement et l’évolution de la pensée humaine qui lui est liée.

Le festival s’est clôturé samedi soir par la remise des prix aux meilleures productions et par la projection d’un choix de films primés.

Bandes-annonces des films présentés au FIFAN:

Les rencontres de la semaine:

Panorama

Mardi 21 mars

Mercredi 22 mars

Jeudi 23 mars

Vendredi 24 mars

Samedi 25 mars

On en parle dans la presse:

Partenaires:

Cette édition a été réalisée grâce au soutient de ces partenaires:


Avec le soutien de:

-FONDATION FAMILLE SANDOZ

-Equiléo[:en]


With the support of:

-FONDATION FAMILLE SANDOZ

-Equiléo[:]

9ème édition du Festival International du Film d’Archéologie de Nyon

[:fr]

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Organisation: Musée romain
Directeur: M. Christophe Goumand

Une nouvelle association pour des perspectives dynamiques d’évolution du Festival

Après huit éditions couronnées de succès, le besoin s’est fait sentir, pour le Musée romain, de clarifier et faciliter le fonctionnement du Festival tout en maintenant avec lui son lien étroit et historique. Le besoin de lui apporter une structure spécialement dévolue à son organisation, et disposant de ressources spécifiquement destinées à sa gestion et à son développement, a mené à la création d’une nouvelle Association sous le nom de « Festival International du film d’archéologie de Nyon » (F.I.F.A.N.). Dans un premier temps limitée à des membres constituant un comité de pilotage, cette structure est appelée à s’étoffer par la recherche, prévue activement dès la prochaine édition du festival, de nouveaux membres.

La 9e édition du Festival, du 24 au 28 mars 2015

Toujours biennal, le festival a eu lieu du 24 au 28 mars 2015. Une quarantaine de films ont été proposés gratuitement au public pendant 5 jours et 9 sessions, dont la soirée de clôture lors de laquelle ont été présentés des films primés.

Lieu idéal pour informer, par le film, le public des récentes découvertes archéologiques, il est également lieu de rencontre et de partage entre les archéologues et le public. Ainsi, par exemple, le film « Secrets au pays des aigles noirs » sur les fouilles récentes de l’Université de Genève en Albanie a été suivi d’une présentation de l’équipe de fouille.

Le festival aborde des périodes et thèmes qui élargissent les perspectives qui trouvent place au Musée romain. C’est ainsi que la préhistoire a été à l’honneur lors d’au moins deux séances dédiées à cette période. La civilisation des Khmers, peu connue du public de nos régions, a aussi été abordée durant la semaine.

Quant au problème du pillage et des dangers divers qui menacent toujours davantage les sites archéologiques, il a à nouveau été à l’affiche du festival et a été traité lors de 2 séances. Le pillage des sites, alimenté par l’existence d’un commerce florissant d’objets archéologiques dont toutes les données liées au contexte de découverte sont perdues, est une catastrophe bien connue des professionnels de l’archéologie. Mais cette problématique reste encore mal connue du public.

Un film sur la civilisation Maya a fait notamment le parallèle entre ce que nous apprennent les céramiques acquises par des collectionneurs privés et celles découvertes in situ. Mieux qu’un discours académique, le film permet à tout un chacun de comprendre la gravité du problème.

Afin de comprendre ce qui motive des personnes à collectionner des objets faisant partie du patrimoine humain, nous sommes allés à la rencontre d’un collectionneur qui dévoile ses motivations dans un film.

Les déprédations commises sur les monuments historiques ont été abordées au travers d’un film iranien où l’on a pu se rendre compte que, quelle que soit la culture dans laquelle on vit, les problèmes liés à la sauvegarde du patrimoine se posent en termes identiques.

En résumé, quels que soient le sujet précis du film et l’importance donnée, dans le propos, à la prise en compte du contexte archéologique, les oeuvres sélectionnées pour le festival s’intéressent toutes à des démarches archéologiques qui privilégient la connaissance et biens de patrimoine.



Jingle du Festival


Vidéos

[:en]

Download the 2015 Prize list (in French)

Download the 2015 programme (in French)


Organisation : Roman Museum
Director : Mr Christophe Goumand

A new association for an active development of the Festival

After eight very successful editions, the Roman Museum felt the need to clarify and facilitate the Festival’s workings, whilst still keeping its close link with it. The need to have a structure specially devoted to its organisation, and having resources specifically destined to its management and development, brought to the establishment of a new Association under the name « Festival International du film d’archéologie de Nyon » (F.I.F.A.N.). First limited to the members of a steering committee, this structure will grow with the arrival of new members, thoroughly waited as soon as the next edition starts.

The Festival’s 9th edition, from 24 to 28 March 2015

Always biennial, this edition has taken place from 24 to 28 March 2015. About forty movies have been suggested to the public, free of charge, during 5 days and 9 sessions, of which the closing evening during which the prize-winning films have been presented.

The Festival is the place to inform the public of recent archaeological discoveries, throughout films, as well as a meeting and sharing place between archaeologists and the public. Thus, for instance, the film « Secrets au pays des aigles noirs », on recent excavations in Albania by the Geneva University, has been followed by a presentation of the excavation team.

The Festival addresses different periods and themes, that broaden the Roman Museum’s framework. Thus is why prehistory was brought forward during at least two sessions dedicated to that period. The Khmer civilisation, less known by the public of our regions, was also mentioned during the week.

The looting problem as well as the various dangers that threaten archaeological sites, has been presented at the Festival throughout 2 sessions. The looting of cultural heritage, powered by a flourishing trade of archaeological artefacts ripping them from original context, is a catastrophe well known by the archaeologists. Yet, this issue is still unfamiliar to the public.

A film on Mayan civilisation has drawn a parallel between what ceramics may teach us, both ceramics owned by private collectors as well as ceramics found in situ. Better than an academic discourse, this film helps anyone to grasp the seriousness of the matter.

In order to understand what drives people to collect artefacts of mankind’s heritage, we made the acquaintance of a collector who will divulge his motivation in a film.

Depredation of historical monuments have been the subject of an Iranian film, which makes us realize that, whatever our culture, the problems associated with safeguarding Heritage are the same everywhere.

All in all, whatever the film’s subject is or whatever significance is given to the archaeological context in the film’s statement, the works selected for the Festival are all about archaeological approaches that emphasise scientific knowledge and respect of the archaeological sites and artefacts, considered to be the source of the knowledge of Heritage goods.

Vidéos

[:de]Weitere informationen auf English: http://mrn.ch/en/festival/depuis-1999/edition-2015-0-97468[:]

8ème édition du Festival international du film d’archéologie de Nyon

Téléchargez le Palmarès 2013

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Organisation : Musée romain
Directeur : M. Christophe Goumand 

Fidèle à sa tradition bisannuelle, le VIIIe Festival international du film d’archéologie de Nyon, attendait un large public friand de connaissances archéologiques. Organisé par le Musée romain de Nyon, celui-ci se doit de présenter ce qu’est le véritable travail de l’archéologue, quelqu’un qui n’a rien du chercheur de trésor, et qui passe beaucoup de temps à récolter des indices parfois ténus pour écrire l’histoire. A l’inverse, de plus en plus de personnes se permettent de jouer les aventuriers et prélèvent des objets comme des trophées : par là même, ils détruisent à jamais des pans entiers de l’histoire de l’humanité. Le programme de la soirée d’ouverture montrait ce contraste saisissant en présentant d’une part un film consacré au pillage d’une épave sur les récifs de l’Océan indien et, d’autre part, les fouilles de l’Université de Genève dans une grotte du nord de l’Italie.

La problématique de l’importance du contexte de découverte d’un objet archéologique a également été abordée. Certains musées se montrent peu regardants lorsqu’ils acquièrent des pièces archéologiques, et peuvent débourser de fortes sommes pour des objets qui se révèlent ensuite être des faux. D’autres objets, devenus célèbres, sont réclamés par les pays dans lesquels ils ont été découverts. Plus problématique est le cas du célèbre buste de Néfertiti exposé à Berlin et réclamé par l’Égypte. Après une longue enquête, le journaliste et historien de l’art Henri Stierlin conclut qu’il s’agit d’un faux ; mais les musées de Berlin ne veulent pas entrer en matière sur ce sujet trop sensible, et il n’est pas possible de consulter certains documents concernant sa découverte.

Si le cinéma a été inventé à la fin du XIXe siècle, les images animées existent depuis l’aube de l’humanité, il y a plus de trente mille ans dans les grottes ornées. Marc Azéma, cinéaste et préhistorien, présenta vendredi cette nouvelle lecture des peintures pariétales préhistoriques.

Durant toute la semaine, le Festival invita le public à voyager dans le temps et à travers le monde, de la Mongolie à l’Espagne en passant par l’Égypte, la Gaule, etc…

Nous remercions l’Office Fédéral de la Culture pour son précieux soutien.

Pour télécharger le dossier de presse, cliquez ici.


Jury 2013

Président

  • ADOLFO CONTI, Réalisateur et producteur de films documentaires, Rome , Italie.

Membres

  • ERIGE SEHIRI, Réalisatrice, journaliste indépendante, Tunisie.
  • PHILIPPE CURDY, Archéologue, conservateur, Musée d’histoire du Valais, Sion, Suisse.
  • DENIS WEIDMANN, Archéologue, ancien archéologue cantonal vaudois, Lausanne, Suisse.
  • MARIA LONGHENA, Archéologue américaniste, directrice du festival de Bologne « Storia del passato ».

Les bandes annonces

Le festival en vidéo

7e édition du Festival international du film d’archéologie de Nyon

Téléchargez le Palmarès 2011

Téléchargez le programme 2011

Organisation : Musée romain.
Directeur : M. Christophe Goumand.

Le pillage des sites archéologiques : une problématique placée au centre du Festival 2011

Tout au long de l’année, le Musée transmet au public les acquis de la recherche archéologique locale et sensibilise ses visiteurs aux enjeux de la conservation du patrimoine archéologique et historique. Le pillage des sites archéologiques, par la destruction des contextes stratigraphiques dans lesquels se trouvent les objets découverts, prive ceux-ci d’une bonne part de leur valeur scientifique de témoins. Les interventions illégales dans les sous-sols archéologiques constituent l’un des principaux dangers qui menacent le patrimoine archéologique dans le monde entier. Ce problème est encore mal connu du grand public.

Avec le soutien de l’Office fédéral de la Culture, le Festival contribua à sensibiliser le public à ces menaces, non seulement à l’échelle locale, mais en élargissant la perspective à l’héritage historique mondial. Ceci d’autant plus que la Suisse s’efforce désormais de suivre une politique stricte en matière de lutte contre les effets du pillage des sites, après avoir ratifié, en 2003, la Convention de l’UNESCO de 1970.

Les meilleures productions ont été récompensées par un jury de 5 personnes émanant tant des milieux archéologiques que de ceux liés au cinéma. Un prix du public a également été attribué.

Notre gratitude va à toutes celles et ceux qui, à divers titres, ont soutenus le Festival:
– la Ville de Nyon et le Service de la Culture, les Amis des Musées de Nyon, L’Office fédéral de la Culture, le Cercle genevois d’archéologie, l’Usine à gaz, M. P.-A. Bertola (†) et le Journal La Côte.

Le Jury

Président du jury

  • Véronique Dasen, Professeure associée d’archéologie classique, Université de Fribourg (Suisse)

Membres

  • Romain Pigeaud, Préhistorien, directeur des éditions Errance, Paris (France)
  • Dominique Delporte, Journaliste et réalisateur spécialisé en archéologie, Tournai (Belgique)
  • Carole Lazio, Consultante média spécialisée en cinéma et archéologie, New-York (Etats-Unis)
  • Philippe Clivaz, Secrétaire général, Vision du réel, Nyon (Suisse)

 Vidéos

6e édition du Festival international du film d’archéologie de Nyon

Téléchargez le Palmarès 2009

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Organisation : Musée romain.
Directeur : M. Christophe Goumand

Un anniversaire sous le sceau de l’affluence et de la convivialité

Alors que le Festival fêtait sa première décennie, nous nous sommes réjouis de l’enthousiasme du public qui nous a offert une salle pleine à craquer dès la soirée d’ouverture. La convivialité de l’ambiance et la qualité de l’accueil, qui sont les « marques de fabrique » du Festival, étaient présentes encore une fois.

Rencontre entre le public et les archéologues

Le Festival est aussi l’occasion de proposer la rencontre entre le public et les archéologues, et nous tenons à rendre sensible le fait que l’archéologie est avant tout le fait d’hommes et de femmes en prise avec des réalités concrètes. La rencontre avec eux apporte une dimension humaine inestimable et c’est ainsi que nous avons eu l’honneur d’accueillir Gilbert Kaenel, Philippe Bridel et Jean Clottes, trois chercheurs éminents, actifs dans des domaines aussi différents que la protohistoire d’Europe occidentale, le monachisme égyptien des premiers siècles chrétiens et l’art rupestre préhistorique.

Tant de ces présentations que par le biais de plusieurs films, il se dégage que l’archéologie est portée davantage par des personnes que par des institutions, même si, naturellement, elle a besoin d’une place institutionnelle pour pouvoir s’exercer. Loin d’être protégée des tourmentes et vicissitudes de la vie, l’archéologie peut être l’objet de diverses récupérations et reflète, à sa manière, les préoccupations et fonctionnements des sociétés d’aujourd’hui.

Programmation et réalisateurs

En dix ans, la qualité des films présentés a augmenté considérablement. Les télévisions, de plus en plus enclines à programmer des films d’archéologie contribuent indéniablement à cette progression qui nous permet d’assurer un programme de qualité toute la semaine.

Pour la première fois, nous avons eu suffisamment de films d’archéologie locale pour proposer une soirée entière dédiée à cette production, soirée d’ailleurs plébiscitée par le public.

Les réalisatrices et réalisateurs sont de plus en plus nombreux à connaître le Festival et à se déplacer à Nyon pour présenter leurs films et nouer des contacts prometteurs. En 2009, ils sont venus de France, d’Italie, d’Allemagne, de Belgique, d’Israël ou d’Espagne.

Le palmarès

Le palmarès traduit la sensibilité du jury moins à des films qui mettent en scène des résultats, plus ou moins spectaculaires, de recherches archéologiques, qu’à des œuvres qui expriment l’implication de cette science dans les vicissitudes de la vie et les questionnements qui dépassent l’horizon de sa stricte pratique. Ainsi en est-il clairement des trois prix décernés à « le Mystère de l’homme de Florès », « Les fouilles de la discorde » et « Oublier le passé ».

Le jury

Président

  • Jean Terrier, Archéologue cantonal, Genève.

Membres

  • Tahar Ben Redjeb, Ingénieur d’étude à la DRAC de Picardie (service régional de l’archéologie), Amiens, France .
  • Marie-Laure Widmer-Baggiolini, Réalisatrice, Temps Présent, Télévision Suisse Romande, Genève.
  • Jean-Luc Bouvret, Réalisateur, Paris, France.
  • Corinne Martin, Assistante de Direction, Fonction cinéma, Genève.

5e édition du Festival international du film d’archéologie de Nyon

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Téléchargez le programme 2007

Organisation : Musée romain.
Directeur : M. Christophe Goumand.

Cette cinquième édition a été placée sous le signe de l’intensité, de la convivialité et de l’échange. Le Festival a fait salle comble presque tous les soirs.

3 soirées thématiques

Trois soirées ont été animées par des invités : Charles Bonnet, dont la découverte des pharaons noirs s’impose comme le couronnement d’une carrière exemplaire, a animé la soirée du 21 mars consacrée à l’archéologie au Soudan. Le public a plébiscité le film que Stéphane Goël a consacré aux recherches de son équipe à Kerma.

Jean-Claude Margueron, qui a fait revivre, avec son équipe, l’extraordinaire cité mésopotamienne de Mari située aujourd’hui en Syrie, a animé la soirée du vendredi 23 mars dédiée au Proche-Orient. Son intervention a notamment montré à quel point la recherche peut se heurter à des difficultés qui ne relèvent pas de la science.

La soirée du jeudi 22 mars a été consacrée au problème du pillage des sites archéologiques en liaison avec le marché de l’art antique. Le concours de Gilbert Kaenel a permis au Festival d’aborder enfin une thématique qui, pour être fondamentale pour l’avenir de l’archéologie, est délicate et ne relève pas, à l’évidence, de la seule science. Intérêts économiques et politiques règnent en maîtres dans ce domaine et les spécialistes sont hélas trop souvent démunis face au poids des réseaux impliqués dans le commerce des objets pillés. Ainsi en témoigne de façon poignante le film « Alerte au pillage des royaumes de Saba ». Pourtant, comme le fait apparaître pour l’Irak le film « Effacer la mémoire », ce ne sont pas les seuls scientifiques que ces problèmes alertent et consternent, puisque de larges catégories de populations peuvent être sensibilisées à la nécessité de conserver et mettre en valeur leur patrimoine culturel. Le jury a d’ailleurs choisi cette thématique comme fil rouge pour son travail et son palmarès reflète clairement cette prise de position.

La collaboration avec Eric Huysecom, président du Cercle genevois d’archéologie, et enseignant au Département d’anthropologie de l’Université de Genève, s’est poursuivie.

Le jury

Président du Jury

  • Michel Fuchs, Professeur associé d’archéologie des provinces romaines à l’Institut d’Archéologie et des Sciences de l’Antiquité, Université de Lausanne

Membres

  • Nassera Zaïd, Docteur en archéologie, rédactrice en chef du magazine Ushuaïa
  • Serge Lemaitre, archéologue, assistant aux Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles, et président de asbl kineon, Bruxelles
  • Jean-Marie Gindroz, producteur, Fonction cinéma, Genève
  • Philippe Axell, producteur et réalisateur, Eprave, Belgique

4e édition du Festival international du film d’archéologie de Nyon

[:fr]

Téléchargez le Palmarès 2005

Téléchargez le programme 2005

Organisation : Musée romain.
Directeur : M. Christophe Goumand.

Cette année, trois prix, dont celui du meilleur film à petit budget, ont été attribués, ainsi que trois mentions et le prix du public.

Nous remercions notre public qui, malgré des fortes tentations printanières, s’est montré très attentif , notamment en participant de façon active aux discussions nées de la présentation de certains films et en se mêlant harmonieusement aux professionnels lors de plusieurs séances. Une preuve que le film met vraiment à la portée de tous des sujets que l’on pourrait croire réservés aux seuls spécialistes.

Nouveaux chemins

La collaboration avec Eric Huysecom, président du Cercle genevois d’archéologie et enseignant au Département d’anthropologie de l’Université de Genève, nous a non seulement ouverts à l’ethno-archéologie, un type de recherche archéologique peu connue hors des cercles de spécialistes, mais aussi sensibilisés à la mise en valeur du film d’archéologie dans son rôle de document historique. La fragilité des sources de connaissance dans ce domaine et la nécessité de tout mettre en œuvre pour les préserver, les faire fructifier et les diffuser, a été démontrée par certains films – l’un datant de 1913 – qui nous ont fait vivre les gestes et les pratiques millénaires de la fonte du fer en Afrique, exécutés une dernière fois afin d’être enregistrés par la caméra. Le Festival tient sa place dans la construction de ce patient édifice. Nous nous réjouissons de reconduire dans deux ans cette collaboration.

Le jury


Cette année, trois des membres de notre jury sont venus de France, notamment le président, Jean-François Renac, ainsi que Christophe Frédérick-Linglet, monteur de «Sagalassos», film lauréat de notre Festival 2003, et chef monteur à Lille. Ce dernier a tenu à souligner combien la participation au jury a été importante pour lui-même et toute sa profession, le plus souvent absente de ce genre de manifestations.

Président du jury :

Jean-François Renac, chargé de la diffusion au Service du Film de la Recherche Scientifique (CERIMES) Ministère de l’éducation nationale, France.

Membres:

Marc-André Haldimann, archéologue, conservateur responsable du Département d’archéologie, Musée d’art et d’histoire, Genève.

Bruno Bréart, archéologue, conservateur régional de l’archéologie, DRAC de Franche Comté, Besançon, France.

Christophe Frédérick-Linglet, chef monteur, Lille, France.

Hicham Alhayat, réalisateur, comédien, Genève.

Le Festival 2005 sur la TSR!

Téléchargements

Téléchargez le Palmarès 2005[:en]

Download the 2005 Prize list (in French)

Download the 2005 programme

Organization : Roman Museum.
Director : Mr. Christophe Goumand.

This year there were three awards, including the award for the best low-budget film, as well as three mentions and the audience award. We should like to thank our audience who, despite strong temptation from the spring outside, proved very attentive, particularly in their active participation in the discussions arising out of the presentations and in mingling amicably with the professionals at several of the sessions. This is proof that these films really do make accessible to everyone subjects which might be thought to be confined to specialists.

New departures

The collaboration with Eric Huysecom, president of the Cercle genevois d’archéologie and lecturer in the Department of Anthropology of the University of Geneva, not only opened our eyes to ethno-archaeology, a type of archaeological research little known outside specialist circles, but also made us aware of the highlighting of the archaeological film in its role as a historical document. The fragility of the sources of information in this field and the need to make every effort to preserve them, give them a productive role and disseminate them was demonstrated by a group of films – one of which dates back to 1913 – reviving for us the age-old actions and practices of iron smelting in Africa, performed one last time to enable them to be recorded on camera. The Festival has its place in this work of patient construction. We look forward to renewing this collaboration in two years time.

The jury

This year three members of our jury were from France and included the president, Jean-François Renac and Christophe Frédérick-Linglet, film editor of “Sagalassos”, the winning film of our 2003 Festival and film editor in chief in Lille. He drew attention to the importance of his presence on the jury for himself and for his profession which is for the most part unrepresented in events of this kind.

Chairman

Jean-François Renac, in charge of distribution for the Scientific Research Film Service (CERIMES), Ministry of National Education, France

Members

Marc-André Haldimann, archaeologist, curator of the Department of Archaeology, Art and History Museum, Geneva

Bruno Bréart, archaeologist, regional curator of archaeology, DRAC Franche Comté, Besançon

Christophe Frédérick-Linglet, film editor in chief, Lille, France

Hicham Alhayat, film-director, actor, Geneva

The 2005 Festival on TSR![:de]Organisation : Römisches Museum
Direktor : Christophe Goumand

Dieses Jahr wurden drei Preise, davon einer für den besten Low-Budget-Film, sowie drei Auszeichnungen und der Publikumspreis vergeben. Wir möchten uns bei unserem Publikum bedanken, das dem verführerischen Frühlingswetter draussen widerstanden hat: Es hat sein Interesse und seine Aufmerksamkeit durch eine aktive Beteiligung an den Diskussionen sowie ein freundschaftliches Beisammensein mit den Wissenschaftlern bei den vielen Vorstellungen und Präsentationen gezeigt. Dies ist der Beweis, dass Dokumentationen jedem einen Zugang zu Themen bieten, die normalerweise Spezialisten vorbehalten sind.

Neue Ansätze

Die Zusammenarbeit mit Eric Huysecom, Präsident des Cercle genevois d’archéologie und Dozent am Institut für Anthropologie der Universität Genf, hat uns nicht nur die Augen für die Ethnoarchäologie geöffnet, die ausserhalb der Fachkreise leider nur wenig bekannt ist, sondern auch die Rolle des archäologischen Films als historisches Dokument in den Fokus gerückt. Das diesjährige Programm drehte sich insbesondere um die Zerbrechlichkeit der archäologischen Informationsquellen und die Notwendigkeit, letztere zu erhalten, einzusetzen und an künftige Generationen weiterzugeben. Einige Filme – davon einer aus 1913 – hauchten den uralten Techniken und Handgriffen des Eisengusses in Afrika noch einmal Leben ein, als sie für die Kameras ein letztes Mal ausgeführt wurden. Das Festival hat einen festen Platz in diesen Forschungen. Wir freuen uns darauf, diese Zusammenarbeit in zwei Jahren zu weiterzuführen.

Die Jury

Dieses Jahr kommen drei der Jurymitglieder aus Frankreich, zu denen der Vorsitzende Jean-François Renac und Christophe Frédérick-Linget, Filmeditor von « Sagalossa » (Preisträger des Festivals 2003) und Chefeditor in Lille, gehören. Für letzteren war ein Platz in der Jury besonders wichtig, da sein Berufszweig bei dieser Art von Veranstaltung häufig untervertreten ist.

Vorsitz

Jean-François Renac, Vertriebsverantwortlicher des Amts für Filme der wissenschaftlichen Forschung (CERIMES), Nationales Kultusministerium, Frankreich

Mitglieder

Marc-André Haldimann, Archäologe, Konservator der Abteilung für Archäologie, Kunst- und Geschichtsmuseum, Genf

Bruno Bréart, Archäologe, Regionaler Konservator für Archäologie, DRAC Franche Comté, Besançon

Christophe Frédérick-Linglet, Chefeditor, Lille, Frankreich

Hicham Alhayat, Regisseur, Schauspieler, Genf

Das  Festival 2005 auf TSR![:]

3e édition du Festival international du film d’archéologie de Nyon

[:fr]

Téléchargez le Palmarès 2003

Téléchargez le programme 2003

Organisation : Musée romain.
Directeur : M. Christophe Goumand.

Le palmarès

GRAND PRIX DU FESTIVAL

« Sagalassos, la cité oubliée », Belgique, 52’, réalisation : Philippe Axell

Ce film montre une magnifique image globale de l’archéologie, accessible à tout public, et où chaque discipline peut se retrouver. Il met en valeur la pluridisciplinarité, précisant bien les objectifs de l’archéologie, de la découverte à la reconstitution, en passant par l’interprétation et en s’attachant aux différents aspects du passé de l’homme.

Il met en évidence l’intérêt des recherches à long terme, et il est particulièrement méritoire que, pour réaliser ce film, les travaux des archéologues ont été filmés lors de chaque campagne de fouille durant 12 années.

L’image est magnifique et le montage est excellent. Les images de synthèse sont spectaculaires et elles s’intègrent parfaitement dans le film. De plus, ce film démontre très bien les ambiances de fouille, au travers des relations humaines et du respect mutuel entre toutes les personnes de l’équipe, notamment entre les ouvriers locaux et les archéologues étrangers de la mission.
C’est une archéologie soucieuse de l’homme d’aujourd’hui et du futur. Elle travaille sur le long terme en encourageant un développement durable de toute une région.

PRIX DU MEILLEUR FILM À PETIT BUDGET :

«Le Rêve de Scipion, mort et pouvoir dans la Rome antique», Italie, 50’, réalisation : Adolfo Conti alias John Michael.

Ce film est un véritable travail d’auteur pour la puissance et la poésie de la narration. Il est construit de manière très cinématographique. Son intérêt pédagogique et historique est indéniable, ainsi que la qualité et le style de l’image.

Sans le savoir, il est impossible de s’imaginer qu’il s’agit d’un film à petit budget. Nous tenons à remercier son auteur de nous démontrer qu’il n’y a pas de lien direct entre la somme investie dans une œuvre cinématographique et sa qualité.

PRIX DU JURY :

« Les derniers jours d’Herculanum », France, Italie, 52’, réalisation : Maurice Ribière et Marco Visalberghi

Ce film utilise la fiction de manière très réfléchie car les données scientifiques croisent la fiction et la fiction est contrôlée par les données scientifiques.

C’est une excellente œuvre de vulgarisation qui exploite les données scientifiques avec précision.
C’est aussi une saisissante reconstitution du drame qui s’est déroulé dans ces journées d’août 79 à Herculanum et à Pompéi.

PRIX DU PUBLIC :

« Les derniers jours d’Herculanum », France, Italie, 52’, réalisation : Maurice Ribière et Marco Visalberghi

MENTIONS SPÉCIALES

« Les hommes oubliés de la vallée des rois », France, 52’, réalisation : Jérôme Prieur

Cette mention est décernée pour la poésie et la mise en valeur de l’individu dans ce film. Elle prime le travail d’écriture «scénaristique» et cinématographique du réalisateur qui a su, à travers la mise en mouvement heureuse et constante de la caméra ainsi que l’utilisation judicieuse d’éclairages sobres mais significatifs, transporter le spectateur dans la «petite histoire» des artisans à l’origine de quelques-uns des plus grands chefs d’œuvre de la «grande histoire» de l’Art et de l’Archéologie.
Le film, brillant et sans fioritures, rend hommage, par sa poésie touchante, à la civilisation égyptienne.

« Bilâd Chinquît, le pays de Chinguetti », Italie, 59’, Réalilsation : Lucio et Anna Rosa

La mention est décernée pour la découverte d’un patrimoine inconnu. Ce film donne l’occasion de visiter des lieux pratiquement inconnus.

Il est monté de manière simple, sans action spectaculaire, et sans recourir à l’utilisation d’images de synthèse, sans grands moyens techniques, sans «Range Rover»; mais avec des images inoubliables du désert, des chameaux, des vieux livres précieux, des hommes qui vivent dans le désert et des villes antiques qui, jusqu’à aujourd’hui, n’étaient pas des sujets archéologiques. Alors que le désert engloutit progressivement les maisons, le film en conserve les images.

Le jury

Président du jury :

  • M. Eric Huysecom, maître d’enseignement et de recherche, département d’anthropologie et d’écologie, Université de Genève.

Membres :

  • M. Thierry Luginbühl, professeur d’archéologie provinciale romaine, Université de Lausanne.
  • M. Marc Azema, réalisateur, préhistorien, Montpellier.
  • M. Kurt Denzer, réalisateur, directeur du Festival du film d’archéologie de Kiel, Université Christian Albrecht Kiel.
  • M. Jean-Daniel Farine, recherchiste, Télévision suisse romande, Genève.

[:en]

Download the 2003 Prize list (in French)

Download the 2003 programme (in French)

Organization: Roman Museum
Director: Christophe Goumand

The prize list

GRAND JURY AWARD

“Sagalassos, la cite oubliée” (Sagalossos, the forgotten city), Belgium, 52’, director: Philippe Axell

This film gives a magnificent overall picture of archaeology, accessible to the general public, and representative of all the disciplines involved. It showcases the multidisciplinary nature of archaeology, specifying its objectives, ranging from discovery to reconstitution, and including interpretation, while dwelling on the different aspects of man’s past. It brings out the importance of long-term research; of particular merit is the fact that in making this film the work of the archaeologists was filmed during each campaign over 12 years. The images are magnificent and the montage excellent. The computer-generated imagery is spectacular and perfectly integrated into the film. In addition, it gives a very clear impression of the atmosphere during an excavation in terms of the human relations and the mutual respect among all members of the team, especially between the local workers and the foreign archaeologists. This is archaeology concerned with people today and in the future. It is oriented towards the long-term and the encouragement of sustainable development in an entire region.

AWARD FOR THE BEST LOW-BUDGET FILM

“Le Rêve de Scipion, mort et pouvoir dans la Rome antique” (The death of Scipio, power and death in Ancient Rome), Italy, 50’, director: Adolfo Conti alias John Michael.

The power and poetry of the narrative makes this an authentic art film. Its construction is extremely cinematic and in the quality and style of its imagery its educational and historical interest is undeniable. Without prior knowledge it is impossible to imagine that it is a low-budget film. We should like to thank the author for showing us that the amount invested in a film does not reflect in any direct sense on its quality.

JURY AWARD

“Les derniers jours d’Herculanum” (The last days of Herculaneum), France, Italy, 52’, directors: Maurice Ribière and Marco Visalberghi.

Very thoughtful use is made of fiction in this film since scientific evidence and fiction intersect, while the fictional aspect is governed by the scientific evidence. It is an excellent piece of popularisation that makes accurate use of the data. It is equally a gripping reconstitution of the drama that unfolded in Herculaneum and Pompeii in the eventful days of August 79 AD.

AUDIENCE AWARD

“Les derniers jour d’Herculanum”, France, Italy, 52’, directors: Maurice Ribière and Marco Visalberghi.

SPECIAL MENTIONS

“Les hommes oubliés de la vallée des rois” (The forgotten people of the Valley of the Kings), France, 52’, director: Jérôme Prieur.

A special mention was awarded to this film for its poetry and for its emphasis on individuals. It recompenses the director’s work on script-writing and his cinema technique; by means of regular and well-timed camera movement and a judicious use of sober but meaningful lighting, the spectator is transported into the anecdotal existence of the craftsmen who created some of the great masterpieces of the wider history of art and archaeology. This brilliant and uncomplicated film pays a touching poetic tribute to Egyptian civilisation.

“Bilâd Chinquit, le pays de Chinguetti” (Bilâd Chinquit, the country of Chinguetti), Italy, 59’, directors: Lucio and Anna Rosa.

The mention was awarded for the revelation of a piece of undiscovered heritage. The film provides an opportunity to visit venues that are virtually unknown. The montage is simple, with no spectacular action and without the use of computer-generated imagery, major technical resources or Range Rovers, but with unforgettable images of the desert, of camels, of valuable old books, of men who live in the desert and ancient towns which until now were not classed as objects of archaeological research. Although the desert is steadily swallowing up the houses, their images are preserved in the film.

The jury

Chairman

  • Eric Huysecom, Senior Lecturer, Department of Anthropology and Ecology, University of Geneva.

Members

  • Thierry Luginbühl, Professor of Roman Provincial Archaeology, University of Lausanne.
  • Marc Azéma, film-director, prehistorian, Montpellier.
  • Kurt Denzer, film-director, director of the Festival of Archaeological Films, Kiel, Christian Albrecht University, Kiel.
  • Jean-Daniel Farine, researcher, Télévision suisse romande, Geneva.

[:de]Organisation : Musée romain.
Directeur : M. Christophe Goumand.

Le palmarès

GRAND PRIX DU FESTIVAL

« Sagalassos, la cité oubliée », Belgique, 52’, réalisation : Philippe Axell

Ce film montre une magnifique image globale de l’archéologie, accessible à tout public, et où chaque discipline peut se retrouver. Il met en valeur la pluridisciplinarité, précisant bien les objectifs de l’archéologie, de la découverte à la reconstitution, en passant par l’interprétation et en s’attachant aux différents aspects du passé de l’homme.

Il met en évidence l’intérêt des recherches à long terme, et il est particulièrement méritoire que, pour réaliser ce film, les travaux des archéologues ont été filmés lors de chaque campagne de fouille durant 12 années.

L’image est magnifique et le montage est excellent. Les images de synthèse sont spectaculaires et elles s’intègrent parfaitement dans le film. De plus, ce film démontre très bien les ambiances de fouille, au travers des relations humaines et du respect mutuel entre toutes les personnes de l’équipe, notamment entre les ouvriers locaux et les archéologues étrangers de la mission.
C’est une archéologie soucieuse de l’homme d’aujourd’hui et du futur. Elle travaille sur le long terme en encourageant un développement durable de toute une région.

PRIX DU MEILLEUR FILM À PETIT BUDGET :

«Le Rêve de Scipion, mort et pouvoir dans la Rome antique», Italie, 50’, réalisation : Adolfo Conti alias John Michael.

Ce film est un véritable travail d’auteur pour la puissance et la poésie de la narration. Il est construit de manière très cinématographique. Son intérêt pédagogique et historique est indéniable, ainsi que la qualité et le style de l’image.

Sans le savoir, il est impossible de s’imaginer qu’il s’agit d’un film à petit budget. Nous tenons à remercier son auteur de nous démontrer qu’il n’y a pas de lien direct entre la somme investie dans une œuvre cinématographique et sa qualité.

PRIX DU JURY :

« Les derniers jours d’Herculanum », France, Italie, 52’, réalisation : Maurice Ribière et Marco Visalberghi

Ce film utilise la fiction de manière très réfléchie car les données scientifiques croisent la fiction et la fiction est contrôlée par les données scientifiques.

C’est une excellente œuvre de vulgarisation qui exploite les données scientifiques avec précision.
C’est aussi une saisissante reconstitution du drame qui s’est déroulé dans ces journées d’août 79 à Herculanum et à Pompéi.

PRIX DU PUBLIC :

« Les derniers jours d’Herculanum », France, Italie, 52’, réalisation : Maurice Ribière et Marco Visalberghi

MENTIONS SPÉCIALES

« Les hommes oubliés de la vallée des rois », France, 52’, réalisation : Jérôme Prieur

Cette mention est décernée pour la poésie et la mise en valeur de l’individu dans ce film. Elle prime le travail d’écriture «scénaristique» et cinématographique du réalisateur qui a su, à travers la mise en mouvement heureuse et constante de la caméra ainsi que l’utilisation judicieuse d’éclairages sobres mais significatifs, transporter le spectateur dans la «petite histoire» des artisans à l’origine de quelques-uns des plus grands chefs d’œuvre de la «grande histoire» de l’Art et de l’Archéologie.
Le film, brillant et sans fioritures, rend hommage, par sa poésie touchante, à la civilisation égyptienne.

« Bilâd Chinquît, le pays de Chinguetti », Italie, 59’, Réalilsation : Lucio et Anna Rosa

La mention est décernée pour la découverte d’un patrimoine inconnu. Ce film donne l’occasion de visiter des lieux pratiquement inconnus.

Il est monté de manière simple, sans action spectaculaire, et sans recourir à l’utilisation d’images de synthèse, sans grands moyens techniques, sans «Range Rover»; mais avec des images inoubliables du désert, des chameaux, des vieux livres précieux, des hommes qui vivent dans le désert et des villes antiques qui, jusqu’à aujourd’hui, n’étaient pas des sujets archéologiques. Alors que le désert engloutit progressivement les maisons, le film en conserve les images.

Le jury

Président du jury :

  • M. Eric Huysecom, maître d’enseignement et de recherche, département d’anthropologie et d’écologie, Université de Genève.

Membres :

  • M. Thierry Luginbühl, professeur d’archéologie provinciale romaine, Université de Lausanne.
  • M. Marc Azema, réalisateur, préhistorien, Montpellier.
  • M. Kurt Denzer, réalisateur, directeur du Festival du film d’archéologie de Kiel, Université Christian Albrecht Kiel.
  • M. Jean-Daniel Farine, recherchiste, Télévision suisse romande, Genève.

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2e édition du Festival international du film d’archéologie de Nyon

Téléchargez le Palmarès 2001

Organisation: Musée romain

Directeur: Christophe Goumand

Le succès rencontré en 1999 a encouragé le Musée romain à recommencer et donner au festival un caractère régulier bisannuel. Nyon devient ainsi le premier rendez-vous helvétique des amateurs du cinéma d’archéologie, et rejoint d’autres festivals de ce type qui existent notamment en France (Bordeaux, Amiens), en Allemagne (Kiel), en Italie (Rovereto) ou en Belgique (Bruxelles).

Maria Longhena, de Bologne, spécialiste de la civilisation maya et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet, a participé à la soirée de vendredi consacrée à l’archéologie de l’Amérique précolombienne.
Alix Barbet, responsable du Centre d’études des peintures murales romaines à Soissons et au Laboratoire d’archéologie de l’Ecole Normale Supérieure de Paris, a participé à l’après-midi consacré à la civilisation romaine et a présenté notamment le film sur Zeugma (Turquie), cité désormais engloutie par les eaux de l’Euphrate retenues par un barrage.

Les meilleures productions ont été récompensées par un jury de 5 personnes émanant tant des milieux archéologiques que de ceux liés au cinéma. Un prix du public a également été attribué.

Le palmarès

GRAND PRIX DU FESTIVAL ET PRIX DU PUBLIC

« La tombe du prince scythe », Grande-Bretagne, France, 52’, réalisation : Marc Jampolsky

Pour son aptitude à rendre compte, avec un remarquable sens du récit, d’une recherche de longue durée sur un sujet encore peu connu, dans un contexte décrit avec beaucoup de sensibilité, en soulignant le respect mutuel des équipes scientifiques engagées et la sympathie du regard porté sur le pays dans lequel se déroule ce travail.

PRIX SPÉCIAL DU JURY

« Les comportements alimentaires des hommes préhistoriques », France, 26’, réalisation : Denis Gerault

Pour sa capacité à synthétiser un sujet a priori difficile à traiter cinématographiquement. Pour la manière dont la narration est personnalisée à travers une caméra subtile, un montage attrayant et un humour peu fréquent dans un document destiné à des milieux spécialisés, qualités qui font qu’il peut aussi atteindre un plus large public.

PRIX DU MEILLEUR FILM À PETIT BUDGET :

« Bacchus et Ariane », France, 18’, réalisation : Jean Collinet et Frédéric Moroldo

Pour la manière dont l’image et les commentaires judicieux se conjuguent pour mettre en valeur une œuvre exceptionnelle dans le cadre d’une opération de sauvetage archéologique.

MENTIONS SPÉCIALES:

« L’homme de Concise ou la Suisse des Palafittes », Suisse, 46’, réalisation : Silvana Bezzola

Pour sa capacité à nous faire entrer dans le champ archéologique par les moyens du cinéma documentaire judicieusement utilisés.

« Les derniers jours de Zeugma », France, 52’, réalisation : Thierry Ragobert

Pour l’émotion avec laquelle sont montrées, de manière exemplaire, les splendeurs inouïes découvertes dans l’urgence d’une situation qui met en cause une fabuleuse partie de patrimoine culturel de l’humanité, en même temps qu’elle condamne les conditions d’existence de toute une population.

Le jury

Président du jury :

  • M. Pierre Barde, producteur et réalisateur à la Télévision suisse romande.

Membres :

  • M. Frédéric André, archéologue, directeur des journées du film d’archéologie du Musée de Mariemont, Belgique.
  • M. Pierre Corboud, archéologue, département d’anthropologie de l’Université de Genève.
  • Mme Regula Frei-Stolba, archéologue, professeur à l’Institut d’archéologie et d’histoire ancienne de l’Université de Lausanne.
  • M. Majan Garlinski, ethnologue, conservateur au département d’anthropologie visuelle du Musée d’ethnographie de Genève.